A pas contés avec Daniel JeanRichard 28 août 2004

(Message 2005)

Pour sa quatrième édition, la marche «A pas contés» s’est déroulée par une radieuse journée de l’arrière-été. Rendez-vous avait été pris au Musée Paysan et Artisanal de La Chaux-de-Fonds où, dès 13h30 ce samedi-là, une foule d’amis attendait le départ d’un pied ferme, sous le regard chaleureux et attentif de la maîtresse des lieux, Madame Diane Skartsounis, conservatrice, accueillant ses invités attendus ensuite pour le repas du soir. L’équipe des bénévoles spécialisées dans la confection des mets à l’ancienne qui font, entre autres, la réputation de ce Musée était déjà à pied d’œuvre.

M. Raoul Cop, historien, donna dans la cour du bâtiment la première partie d’un exposé sur Daniel JeanRichard, sur les traces duquel s’apprêtaient à s’élancer les marcheurs. M. Cop, avec la verve qu’on lui connaît, tint à apporter sa contribution au rétablissement de la vérité à savoir que, contrairement à la légende, ce n’est pas Daniel JeanRichard qui a introduit l’horlogerie chez nous. Il existait déjà avant sa naissance, présume-t-on en 1672, des horlogers dans le pays de Neuchâtel.

Forts d’un savoir nouvellement acquis pour la plupart d’entre eux, la cohorte des quelque quatre-vingts marcheurs, s’ébranla en direction du Mont-Jacques allègrement gravi. Arrivés à une très belle ferme jurassienne au lieu-dit Les Bressel, situé à mi-chemin de la Sagne et du Locle, maison natale du grand-père de Daniel JeanRichard, nous nous vîmes offrir une collation abondante et délicieuse servie dans le jardin d’où le regard portait sur le doux vallonnement des pâturages. Auparavant, nous avions eu le privilège de visiter la cuisine et sa belle cheminée ornée d'un motif décoratif quelque peu effacé par le temps et portant la date de 1526. Après ce goûter agrémenté de vin du pays, de sirop variés, la vie de Daniel JeanRichard et de sa famille, passionnante mais empreinte de la rigueur morale qu’imposait l’époque, nous fut contée dans un deuxième temps.

Il fallut cependant se remettre en route et rejoindre Le Locle par la combe des Enfers, pleine de charme et de mystère une fois passés les champs où ruminaient de paisible bovins. Le retour au Musée paysan s’effectua soit par les transports publics, soit par le mini-bus conduit par M. Laesser. La visite de l’exposition Meuh !, l’apéritif servi aux dernières lueurs du soleil couchant et le repas savouré dans les chaleureuses pièces lambrissées du Musée ont ponctué la fin de la journée, savamment orchestrée par le organisateurs.